Après la réunion avec la conseillère, Camila et Andrés décidèrent de ne pas improviser leur projet. Ils comprirent que le Québec pourrait offrir des opportunités, mais seulement si leur dossier était clair et réaliste. Camila travailla d'abord sur son français professionnel. Elle lut des offres d'emploi, nota les mots fréquents et prépara une courte présentation de son expérience.
Andrés, lui, vérifia ses diplômes et demanda comment ils seraient reconnus. Il découvrit que certains employeurs regarderaient surtout les compétences pratiques, tandis que d'autres exigeraient une équivalence officielle. Cette information changea leur plan : ils ne partiraient pas tout de suite, mais ils construiraient une stratégie en plusieurs étapes.
Leur professeur leur dit qu'ils auraient du pain sur la planche. Cependant, il ajouta qu'ils ne devraient pas baisser les bras. Un bon niveau de français, un CV adapté et des références solides augmenteraient leurs chances. Il mit aussi les points sur les i : personne ne pourrait garantir un emploi avant les démarches légales.
À la fin, Camila écrivit dans son cahier : « Si nous nous préparions sérieusement, nous pourrions présenter un projet plus crédible. » Cette phrase résuma leur décision. Le rêve restait possible, mais il devait devenir un plan.
